Entretien du Président de la République, Nicolas Sarkozy, avec le Secrétaire Général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmusen

(Paris, 15 octobre 2010) - Entretien du Président de la République, Nicolas Sarkozy, avec le Secrétaire Général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmusen - Communiqué de la Présidence de la République.

Le président de la République a reçu M. Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’OTAN, accompagné notamment du nouveau secrétaire général adjoint pour les Investissements de défense, M. Patrick Auroy.

Le président et M. Rasmussen ont eu des échanges chaleureux et constructifs sur toutes les questions à l’ordre du jour du Sommet de l’OTAN à Lisbonne le 20 novembre prochain.

Le président a réaffirmé le caractère central des engagements de défense collective de l’article 5 du Traité de l’Atlantique nord. Il a souligné notre soutien à l’adaptation de l’Alliance atlantique aux nouvelles menaces et à la réforme en profondeur de l’OTAN, que nous avons souhaitées dans le cadre de la décision de pleine participation aux structures de l’OTAN.

Le président et M. Rasmussen ont estimé qu’aussi longtemps qu’il existera des armes nucléaires, l’Alliance atlantique restera une alliance nucléaire. Le chef de l’Etat a confirmé que les forces nucléaires françaises, indépendantes et qui ont leur rôle de dissuasion propre, continueront de contribuer à la dissuasion globale et à la sécurité des Alliés.

Il a rappelé le soutien de principe de la France à la nouvelle approche de la défense anti-missile proposée par le président des Etats-Unis et actuellement débattue à l’OTAN. Une décision pourrait être prise à Lisbonne, sur la base d’un projet réaliste, adapté à l’évolution de la menace balistique que font peser certains programmes au Moyen-Orient et accompagné d’un dialogue avec la Russie en vue d’une coopération. La France pourra y contribuer. Comme l’a souligné M. Rasmussen, la défense anti-missile se conçoit comme un complément à la dissuasion nucléaire et non comme un substitut.

Le président a rappelé la spécificité de la relation entre l’Union européenne et l’OTAN, que souligne le Traité de Lisbonne. Il a approuvé la démarche du secrétaire général en faveur d’un renforcement de la coopération entre les deux organisations sur toutes les questions de sécurité et rappelé que les opérations de l’Union européenne contribuent aussi à la sécurité globale de l’Alliance.

Le président et le secrétaire général ont évoqué le partenariat avec la Russie, à quatre jours de sa rencontre avec le président Medvedev et la chancelière Merkel. Le président a apporté son plein soutien à une relance des relations de l’OTAN avec la Russie par des projets concrets ainsi qu’à la perspective d’un Sommet OTAN/Russie. La relation OTAN/Russie contribue à la construction d’un espace commun de paix, de stabilité et de sécurité pour tous.

Sur l’Afghanistan, le président et le secrétaire général ont examiné les progrès des opérations en cours et marqué leur accord pour que le Sommet de Lisbonne lance un processus de transition des responsabilités de sécurité aux forces afghanes dans les zones où la situation le permet. L’Afghanistan ne redeviendra en aucun cas un refuge des terroristes et une base de départ pour leurs activités criminelles. Il en va de notre sécurité./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)


Le Premier ministre François Fillon s’est entretenu le 15 octobre avec M. Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire général de l’OTAN.

Cet entretien s’inscrivait dans le cadre de la préparation du Sommet de l’OTAN qui se tiendra à Lisbonne les 19 et 20 novembre prochains. Il a permis de faire un tour d’horizon, au lendemain de la réunion des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’Alliance, sur les principaux sujets à l’ordre du jour de ce Sommet.

Le Premier ministre et le Secrétaire général ont évoqué le nouveau concept stratégique qui doit être adopté lors du Sommet de Lisbonne et qui devra traduire l’adaptation de l’OTAN aux réalités et aux nouveaux défis du 21ème siècle, tout en réaffirmant les principes fondamentaux de l’Alliance et de sa posture de défense collective. Dans ce contexte, le Premier ministre a rappelé le rôle essentiel que continuera de jouer la dissuasion nucléaire, indépendamment de la mise en place actuellement discutée à l’OTAN d’une défense antimissile. La nécessité pour l’OTAN de développer ses partenariats avec les autres grands acteurs de la sécurité sur le continent européen, en premier lieu et de façon spécifique l’Union européenne, mais aussi la Russie, a également été évoquée.

Rappelant le contexte de forte contrainte budgétaire qui pèse sur les gouvernements européens, le Premier ministre a apporté son plein soutien à M. Rasmussen pour mener à bien l’indispensable réforme des finances, des structures et des agences de l’OTAN, qui doit permettre d’aboutir à une réduction des coûts et à davantage d’efficacité.

Le Premier ministre et le Secrétaire général ont enfin eu un échange approfondi au sujet de la situation en Afghanistan. Ils ont insisté sur la nécessité de l’engagement continu des alliés en faveur de la stabilisation du pays, de la sécurité de ses populations et du transfert progressif aux autorités afghanes de la responsabilité de la sécurité. Le Premier ministre a souligné l’ampleur de la contribution de la France, y compris dans le domaine de la formation des forces de sécurité afghanes./.

(Source : site Internet du Premier ministre)

Dernière modification : 21/10/2010

Haut de page