Journée Internationale de la Femme – 8 mars 2020

La Journée Internationale de la Femme est célébrée ce dimanche 8 mars. A cette occasion, le Conseil de l’Europe poursuit sa campagne contre le sexisme, qui avait débuté en septembre 2019 parrainée par la Présidence française du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. La Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe, Mme Marija Pejčinović Burić, et la Commissaire aux Droits de l’Homme, Mme Dunja Mijatović, se sont exprimées afin de mettre en lumière les actions du Conseil de l’Europe en matière d’égalité femmes-hommes et de lutte contre les violences faites aux femmes. Elles ont insisté sur les nombreux défis qui restent à relever en la matière, comme la représentation inégale entre les hommes et les femmes dans les Parlements, les différences salariales, mais aussi les violences subies par les femmes.

« Alors que nous célébrons la journée internationale des femmes, il est triste de constater que la plupart des problèmes identifiés il y a 25 ans ne sont toujours pas réglés en Europe », a déclaré la Commissaire aux Droits de l’Homme.

Dans une tribune publiée sur le site EUObserver, la Secrétaire Générale s’est quant à elle exprimée sur les violences physiques et morales subies par les femmes victimes de viol, souvent stigmatisées et qui font face à un système juridique encore peu efficace. Elle a appelé les États membres du Conseil de l’Europe à revoir leur définition juridique du viol, pour la mettre en accord avec celle reconnue par la Convention d’Istanbul, fondée sur une absence de consentement. « Par ses activités de monitoring, notre Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) a constaté que, dans beaucoup de systèmes de justice pénale en Europe, les définitions du viol se fondaient encore sur le recours à la force. Ces définitions juridiques exigent souvent des preuves que l’acte a été commis sous la contrainte ou que la victime ne s’est pas défendue. Il est évident que cette conception est erronée » explique-t-elle.

La Convention d’Istanbul, ratifiée par 34 États membres du Conseil de l’Europe, est à ce jour l’instrument le plus avancé et complet en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Sa promotion fait partie des priorités de la Représentation permanente de la France qui œuvre à ce que le plus grand nombre possible d’États, au sein du Conseil de l’Europe mais aussi au-delà y adhère. Le 2 avril prochain, elle accueillera comme chaque année à Strasbourg un groupe de six personnalités d’Europe continentale engagées en faveur de l’égalité femmes-hommes. Elles auront ainsi la possibilité de rencontrer les principaux acteurs du Conseil de l’Europe et du tissu associatif strasbourgeois œuvrant dans ce domaine, pour un échange de bonnes pratiques sur la manière de poursuivre cet engagement.

Dernière modification : 09/03/2020

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