La sécurité des femmes en Europe a été renforcée

Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe Thorbjørn Jagland a appelé neuf Etats membres à signer et à ratifier la convention d’Istanbul pour renforcer la sécurité des femmes en Europe.

Thorbjørn Jagland - JPEG

La Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique – plus connue sous le nom de convention d’Istanbul - est entrée en vigueur le 1er août 2014.

Cette convention est un texte pionnier car elle érige en infraction pénale la violence contre les femmes sous toutes ses formes, qui va des violences sexuelles et du viol à la persécution (traque), au harcèlement sexuel et aux violences psychologiques commises par des partenaires intimes.

Elle bat en brèche les tabous sociaux qui ont permis pendant trop longtemps d’infliger des mauvais traitements graves à d’innombrables femmes et jeunes filles, notamment en obligeant les gouvernements à déclarer le mariage forcé hors la loi.

Autre élément d’une importance cruciale : en vertu de la convention d’Istanbul, les Etats sont non seulement tenus de traduire en justice les auteurs de ces actes, mais aussi d’apporter un soutien et une protection à leurs victimes et de mettre en œuvre des mesures qui permettront en premier lieu d’empêcher les violences de se produire.

J’aimerais donc saisir cette occasion pour féliciter les 18 Etats membres qui ont intégré ce traité dans leur droit interne et les 20 autres qui l’ont signé avec l’intention de le ratifier. Seuls neuf Etats membres n’ont pas encore signé cet important traité : l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, la République tchèque, l’Irlande, la Lettonie, le Lichtenstein, la République de Moldavie et la Fédération de Russie. Je les exhorte à le faire sans attendre.

La convention d’Istanbul a également joué un rôle crucial dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF).

En dépit de ce que bon nombre de gens peuvent penser, les MGF ne sont pas limitées à d’autres régions du monde : il s’agit aussi d’un problème européen. Si le nombre exact de femmes et filles qui vivent avec des MGF sur notre continent n’est pas connu, le Parlement européen estime qu’elles sont environ 500 000 au sein de l’Union européenne (UE), avec 180 000 femmes et filles en danger chaque année, et l’absence de données pour les pays d’Europe hors Union européenne constitue un problème en soi.

Porter atteinte aux jeunes filles de cette manière est un acte de violence terrible et une grave violation du droit de l’enfant à contrôler son propre corps.

Pour en savoir plus, consultez le site internet du Conseil de l’Europe

Source : Conseil de l’Europe
Crédits Photo : Conseil de l’Europe

Dernière modification : 31/07/2015

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