Mali : l’APCE demande plus d’engagement et de solidarité avec les forces maliennes et françaises sur le terrain

Au terme d’un débat d’urgence, l’Assemblée a condamné l’attaque terroriste du complexe gazier algérien à In Amenas et déploré la mort de dizaines d’otages. « Cette tragédie rappelle à la communauté internationale les menaces que pose en permanence le fléau du terrorisme, et la nécessité de les contrer en apportant une réponse internationale efficace, notamment en supprimant les sources du financement des groupes terroristes. »

Le texte adopté, basé sur les propositions de la rapporteure Karin Woldseth (Norvège, GDE), condamne fermement les violations continues et choquantes des droits de l’homme commises par les rebelles islamistes radicaux dans le nord du Mali, mais note aussi des violations des droits de l’homme dans des régions contrôlées par le gouvernement. L’armée malienne et ses alliés doivent « s’abstenir de toutes représailles violentes lorsqu’ils commenceront à reprendre le contrôle du nord du pays ».

L’Assemblée se félicite de la décision récente du Procureur de la Cour pénale internationale d’ouvrir officiellement une enquête sur les crimes présumés commis sur le territoire du Mali. Elle a également exprimé sa préoccupation par les conséquences humanitaires du conflit, et a appelé les Etats membres et observateurs du Conseil de l’Europe à apporter un soutien concret aux opérations de secours déployées par le HCR.

Notant que le conflit s’est intensifié après un coup d’Etat militaire et l’effondrement des institutions démocratiques, l’Assemblée estime que seul « un processus de réconciliation permettra de fournir, à terme, les réponses non seulement aux enjeux actuels que représentent la sécurité, la crise humanitaire et les droits de l’homme, mais aussi aux problèmes de longue date qui ne sont toujours pas résolus dans la région ».

Enfin, l’Assemblée a noté que les attaques terroristes au Mali et en Algérie font partie d’une vague plus vaste, dans le Sahel, qui s’étend jusqu’au Nigéria. Dans ce sens, « les Etats membres et observateurs du Conseil de l’Europe, ainsi que les Etats dont les parlements bénéficient du statut de partenaire pour la démocratie, si sollicités, devraient être prêts à venir en aide aux pays de la région afin de combattre ce fléau ».

Dernière modification : 20/05/2015

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