Prix Franco-Allemand des droits de l’Homme "Antonio Nariño” 2010

(Paris, 15 décembre 2010) - Premier prix Franco-Allemand des droits de l’Homme "Antonio Nariño” - Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et européennes.

Les ambassades de France et d’Allemagne en Colombie ont décerné le 13 décembre 2010 le premier prix franco-allemand des droits de l’Homme « Antonio Nariño », du nom du précurseur de l’indépendance colombienne, premier traducteur en langue espagnole de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789. Le vice-président de la République colombienne, Angelino Garzon, était présent lors de la remise officielle.

Une trentaine de candidatures ont été présentées au jury, composé des ambassadeurs des deux pays, du représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme, du père Francisco de Roux, provincial des Jésuites et de Ana Teresa Bernal, membre de la Commission nationale de réparation et de réconciliation (CNRR).

Le prix a été décerné à l’Association des victimes pour la restitution des terres de la région de l’Uraba, au nord de la Colombie, représentée par Mme Carmen Palencia. Depuis le mois de mai, huit représentants des communautés paysannes luttant pour la restitution des terres spoliées par les groupes paramilitaires ont été assassinés, dont deux membres de cette association. Carmen Palencia se rendra prochainement en France et en Allemagne afin de sensibiliser les autorités et l’opinion publique de nos deux pays à cet engagement.

Par ce choix, le jury a souhaité marquer sa solidarité et son soutien aux victimes de la violence luttant pour la restitution de leurs terres et réaffirmer son soutien aux politiques du gouvernement du président Juan Manuel Santos en faveur de ces populations.

Trois mentions d’honneurs ont également été décernées par le jury :

- au Groupement des défenseurs des droits de l’Homme de Barrancabermeja, qui rassemble des organisations sociales et syndicales en faveur du respect des droits de l’Homme dans une des régions historiquement les plus affectées par le conflit armé ;

- à la Réserve indigène de Pioya, dans le département de Cauca, dont la communauté lutte pour la reconnaissance de ses droits, ses traditions et ses valeurs. Depuis 1998, cette réserve indigène a réussi à mettre en oeuvre un système de démocratie participative et promouvoir la « résistance civile » face à la violence et au trafic de stupéfiants sur son territoire ;

- à l’assemblée pour les droits de l’Homme et la vie en commun d’une des communes de Medellin, exemple de la mobilisation de la société civile en faveur de la démocratie et contre la violence dans une des zones urbaines les plus affectées du pays./.

Dernière modification : 28/05/2015

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